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False TOUT EST DANS LA FAÇON DE PENSER L’Afrique a besoin de nouveaux entrepreneurs pour faire avancer son économie, nous dit Anver Versi dans une série de deux articles, dont voici le premier. Il explique comment monter une petite entreprise. msafiri 174 et le taux de pauvreté à moins de 3%. Tout ceci a été acquis en 30 ans sans l’aide de pétrole ou d’autres ressources naturelles. En fait, le désert recouvre plus de la moitié de ce pays. C’est de la Tunisie que je parle. J’ai demandé un jour à son président, Zain El Abediene Ben Ali, le secret du succès économique de son pays. « Les petites entreprises ! » m’a- t- il répondu. « Je fais tout ce que je peux pour aider les petites entreprises. » En effet, la prospérité de la Tunisie repose sur ses centaines de milliers de petites entreprises – qui pour beaucoup ne sont plus vraiment petites. Ce pays s’est taillé un enviable succès commercial et industriel sur la côte méditerranéenne. Hélas, peu de pays africains ( et ceci est vrai aussi des États- Unis, du Japon, de la Chine et de l’Inde) accordent autant d’importance à leurs petites entreprises que la Tunisie. Ils font, pour la forme, beaucoup de cas de ces petites entreprises, mais, en réalité, le petit entrepreneur dans ces pays fait face à des obstacles presque insurmontables. Parmi ces obstacles citons la jungle inextricable de chinoiseries administratives, le harcèlement des autorités municipales, des taxes injustes, un manque de services tels que l’eau et l’électricité, et une attitude dans l’ensemble hostile aux entrepreneurs. Heureusement, au fur et à mesure que les petites entreprises C ’ est une grosse erreur de croire que si des pays deviennent riches, c’est parce qu’ils ont d’énormes compagnies. Si l’on considère des pays comme les États- Unis, le Japon, l’Allemagne ou l’Afrique du Sud, on a tendance à penser immédiatement aux compagnies géantes telles que Microsoft, Sony, Toyota, BMW, Anglo- American etc. En fait, la richesse d’un pays est directement proportionnelle au nombre et à la valeur de ses petites entreprises. Les États- Unis viennent en tête de tous les pays du monde quant au nombre de petites entreprises, suivis du Japon et de l’Europe – et ceci se reflète précisément dans leurs PIB respectifs. L’Afrique vient en queue en ce qui concerne le nombre et la valeur de ses petites entreprises, et c’est ce qui en fait la région la plus pauvre du monde. Les compagnies géantes emploient certes des milliers de personnes, peut- être même des centaines de milliers de personnes, mais les petites entreprises en emploient des millions – et ce sont ces millions qui créent la vraie richesse des nations. Il y a en Afrique un pays qui possède une économie exceptionnelle. Le pourcentage d’habitants qui possèdent leur propre maison y tourne autour de 80% ; la classe moyenne représente environ 78% de la population ; l’accès à l’éducation pour garçons et filles est pratiquement universel ; le taux d’informatisation, y compris le pourcentage d’ordinateurs par foyer, s’élève à plus de 50%, les gouvernements se mettent à apprécier la valeur des petites entreprises, les choses commencent à changer pour celles- ci en Afrique. Les banques et autres institutions financières des pays africains les plus progressistes prêtent désormais plus volontiers de l’argent au « petit fretin » . Elles commencent à comprendre que les gros profits réalisés par les banques occidentales proviennent des classes moyennes, des petites entreprises, et non des énormes multinationales. Des concepts innovateurs en matière de financement et de marketing, tels que celui de MyC4, originaire du Danemark, encouragent les employés à investir dans les petites entreprises. L’AVENIR S’ANNONCE BIEN La conjoncture est favorable à une explosion d’entreprises commerciales en Afrique – et là réside le seul moyen sûr de faire sortir la majorité de sa population de la pauvreté. La croissance économique s’est maintenue à un taux d’environ 5% ( on s’attend à ce qu’elle atteigne 6% en 2007/ 8) ; les prix des matières premières et des minerais sont élevés et une nouvelle génération de jeunes Africains instruits est maintenant capable de jouer un rôle actif dans l’économie. Il est important également de ne pas sous- estimer le pouvoir transformateur de l’informatique. Tout en faisant se rapetisser le monde, elle a ouvert de vastes allées de communication. Il y a un flux et un reflux d’idées, de connaissances et d’opinions entre ce continent et le reste du monde. Les Africains se connectent avec l’Ouest et l’Est, le Nord et le Sud, et forgent de nouvelles alliances commerciales. Dans le monde entier, c’est DIRIGEANT D’ENTREPRISE COMMENT DEVENIR n la richesse d’un pays est directement proportionnelle au nombre et à la valeur de ses petites entreprises False la génération « tout- est- possible » qui a pris la relève, et les Africains font de plus en plus partie de cette nouvelle évolution. Le monde des affaires en Afrique est plus attrayant que jamais. Malgré les difficultés, il n’y a jamais eu autant de débouchés pour les gens ambitieux désireux de se lancer dans le monde des affaires, ni de possibilités d’expansion pour ceux déjà lancés. Il est important de se rappeler que tous les grands noms connus partout dans le monde ( Sainsbury, Tesco, Coca Cola et les géants africains comme Kenya Breweries, Nandos et Pick and Pay) étaient au départ de petites entreprises qui se sont ensuite agrandies. Il suffit de lire les biographies des grands entrepreneurs – Ford, Gates, Motsepe, Mital, msafiri 175 Ibru, Dangote – pour découvrir que les grands hommes d’affaires viennent de toutes sortes de milieux. Certains possèdent un haut niveau d’instruction, d’autres savent à peine lire ; certains viennent de familles aisées, d’autres ont dû se débrouiller seuls ; certains sont forts et charismatiques, d’autres timides et réservés. Pourtant tous ont réussi dans les affaires. Dans le monde des affaires il existe une réelle égalité des chances. C’est un monde ouvert à tous – hommes et femmes, jeunes et moins jeunes. Le succès commercial ne se traduit pas seulement par de bons revenus, il confère aussi souvent du respect sur le plan social, de l’admiration, une certaine autorité et du pouvoir. On peut réaliser ses rêves et aider les autres à réaliser les leurs. Comment se lancer Si vous avez pris la peine de lire cet article jusqu’ici, cela suggère que vous aimeriez entrer dans le monde des affaires. Vous n’êtes peut- être pas entièrement convaincu, vous vous dites peut- être « Attendons de voir » , mais vous êtes tenté. C’est un bon signe ! Le désir vient d’abord, ensuite les moyens de réaliser ce désir. Vous vous demandez sans doute « Quelle est la meilleure façon de se lancer ? » ou bien « Quelle est la meilleure forme de commerce ? » ou encore « Quels sont les risques ? » J’ai posé ces questions à mon gourou commercial, qui est aussi mon plus vieil ami. Bien qu’étant un étudiant brillant, il quitta le lycée à 18 ans pour entrer dans les affaires. Il n’avait pas d’argent pour se lancer, et peu d’expérience. À l’âge de 23 ans, de sa base à Mombasa, il s’était fait son premier million de dollars. Il a passé le reste de sa vie active à faire fortune et faillite tour à tour un peu partout dans le monde. C’est maintenant un homme riche qui travaille encore un peu, mais plutôt pour s’amuser, et passe son temps à « voyager et à chercher à rencontrer des gens intéressants » quand il ne joue pas avec ses petits- enfants. Si on veut entrer dans le monde des affaires, comment et où vaut- il mieux débuter ? Peu importe dans quel domaine tu débutes, où se trouve ton entreprise ou à quel âge tu te lances, il n’y a qu’un point de départ. Et quel est ce point de départ ? C’est dans ta tête. C’est là que tout commence. Si tu te dis « Je vais tenter le coup » ou bien « Je peux toujours arrêter si ça ne me plaît pas » alors je te conseille de chercher ailleurs. Continue ce que tu étais en train de faire. Si tu veux entrer dans les affaires, il faut faire le saut. Il faut t’engager complètement. Mais avant de plonger, vérifie à quelle distance est l’eau, et il faut que tu saches nager. Le jour où naît ton entreprise n’est pas celui où tu la déclares officiellement ou celui où tu commences à négocier, c’est en fait le moment où tu décides, absolument, totalement et irrévocablement que tu es maintenant un homme d’affaires, et que tu réussiras quoi qu’il arrive. Tu entres dans les affaires parce que tu veux être homme d’affaires. Tu te |